Vendre un bien immobilier aujourd’hui, c’est bien plus que fixer un prix et publier une annonce.
Entre les diagnostics techniques, la réforme du DPE et les attentes des acheteurs, de plus en plus sensibles à la performance énergétique, chaque détail compte.
Le bon timing pour réaliser les diagnostics, la lecture des résultats et la décision de faire — ou non — certains travaux peuvent influencer directement la réussite de votre projet et augmenter la valeur de votre maison au Teich (et aux alentours).
Sur le Bassin d’Arcachon, ces paramètres sont devenus de véritables leviers stratégiques : un DPE cohérent rassure, des diagnostics à jour accélèrent la décision, et quelques ajustements ciblés peuvent transformer un dossier “standard” en véritable atout de vente.
Voici comment adopter la bonne stratégie, en trois étapes clés, pour valoriser votre bien, vendre efficacement et sans précipitation, tout en évitant les dépenses inutiles.
Le bon timing : quand et comment fournir les diagnostics
L’idéal : avant même l’estimation du bien
Savoir à quel moment réaliser et remettre les diagnostics est essentiel pour éviter tout blocage lors de la vente.
Une erreur de timing peut retarder une transaction, voire remettre en question une offre d’achat.
L’idéal est de les faire établir dès la mise en vente du bien.
Mais je préconise même de les réaliser avant l’avis de valeur, car ils influencent directement la justesse du prix.
Un DPE défavorable ou la découverte d’un élément comme la présence de termites peut modifier sensiblement l’évaluation du bien.
Disposer des diagnostics en amont permet donc de bâtir une estimation cohérente, réaliste et transparente.
Le DPE, en particulier, doit impérativement être réalisé avant la diffusion de l’annonce, puisque sa note énergétique et ses émissions de CO₂ doivent figurer dès la publication, quel que soit le support (Le Bon Coin, SeLoger, réseaux sociaux, etc.).

🎯 Conseil terrain : à La Teste-de-Buch, j’ai constaté que les biens dont les diagnostics sont disponibles dès le départ génèrent davantage de demandes sérieuses.
Cela renforce la crédibilité du vendeur et fluidifie les échanges dès les premières visites.
Quand remettre les diagnostics à l’acheteur
Officiellement, tous les diagnostics doivent être remis au plus tard lors de la signature du compromis de vente (ou de la promesse de vente).
Mais en pratique, j’ai choisi une approche plus proactive.
Je transmets systématiquement les diagnostics dès qu’un acquéreur manifeste un réel intérêt, c’est-à-dire entre la première visite et la contre-visite.
Cela permet aux acheteurs de prendre leur décision en toute connaissance de cause, sans délai ni surprise, et de bâtir une offre alignée sur la réalité du bien.
💬 Cette méthode rassure les acheteurs, réduit les allers-retours inutiles et renforce la confiance dès le départ.
C’est une approche que j’applique à chaque dossier : rigueur, anticipation et transparence.

Les erreurs fréquentes à éviter
- Publier une annonce sans DPE : illégal, même entre particuliers (amende jusqu’à 3 000 €).
- Se baser sur de vieux diagnostics : un DPE antérieur à 2021 n’est plus valable.
- Faire les diagnostics au dernier moment : cela retarde les offres et décrédibilise la mise en vente.
- Oublier le diagnostic bruit sur certaines zones de La Teste (Villemarie, Cazaux).
- Réutiliser un ancien ERP : les plans de prévention des risques (PPRSM, submersion marine, argiles) évoluent régulièrement.
🧩 Anecdote terrain : je rencontre souvent des vendeurs qui souhaitent réutiliser leur ancien DPE, réalisé lors de leur achat, parce qu’il date de moins de dix ans.
En théorie, il pourrait servir à publier une annonce, mais en pratique, il faut impérativement le refaire établir à leur nom.
Seul le diagnostiqueur mandaté par le vendeur engage sa responsabilité professionnelle et son assurance.
De plus, les notaires exigent un DPE au nom du vendeur actuel, et un nouveau diagnostic peut révéler une note différente — souvent moins favorable — selon les critères de calcul actualisés.
Tenter de réutiliser un ancien DPE peut donc être perçu comme un manque de transparence.
Mieux vaut être clair dès le départ : un dossier à jour inspire confiance et évite les complications administratives.
L’impact chiffré du DPE sur le prix et les délais de vente
Depuis la réforme du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), sa note a pris une importance considérable dans la valorisation d’un bien immobilier.
Ce document, longtemps perçu comme administratif, est désormais un vrai indicateur de valeur marchande.
Il influence le prix, le délai de vente et même la perception qu’ont les acheteurs de la qualité du logement.
Des écarts de prix de plus en plus nets
Les études 2025 des Notaires de France et de MeilleursAgents confirment que la note énergétique impacte directement le prix au mètre carré :
– Un bien classé A ou B peut se vendre jusqu’à +12 % au-dessus du prix moyen local.
– À l’inverse, un logement classé F ou G se vend en moyenne entre -10 et -17 % en dessous du marché.
– Pour les biens classés E, la décote reste contenue (environ -5 à -8 %), mais tend à s’accentuer depuis l’entrée en vigueur de l’obligation d’audit énergétique.
Sur le Bassin d’Arcachon, où la demande reste forte mais exigeante, ces écarts sont bien réels.
Un appartement récent classé C à La Teste se vend souvent plus rapidement et sans négociation, tandis qu’une maison des années 70 en classe F ou G nécessite une stratégie de prix ajustée et une explication claire du diagnostic aux acheteurs.

📊 Impact du DPE sur les prix du Sud Bassin d’Arcachon (2025)
| Classe DPE | État du bien typique | Prix moyen 2025 La Teste / Gujan (€/m²) | Écart estimé vs marché local | Délai de vente moyen | Commentaires terrain |
|---|---|---|---|---|---|
| A / B | Maison ou appart rénové, isolation récente, chauffage PAC | 5 300 – 5 700 € | +10 à +12 % | 25 à 35 jours | Les biens classés A/B partent souvent au prix affiché, sans négociation. |
| C | Bien entretenu, isolation correcte, double vitrage | 4 800 – 5 200 € | +3 à +5 % | 40 à 50 jours | Niveau “confortable” pour la plupart des acheteurs du Bassin. |
| D | Logement années 90/2000, chaudière gaz ou convecteurs récents | 4 500 – 4 900 € | 0 à -3 % | 50 à 60 jours | Segment “moyen neutre”, se vend bien si l’environnement est attractif. |
| E | Maison ancienne avec chauffage électrique, isolation moyenne | 4 000 – 4 300 € | -5 à -8 % | 60 à 75 jours | Les acheteurs anticipent un futur audit ou travaux énergétiques. |
| F | Maison années 70 non rénovée, simple vitrage, convecteurs anciens | 3 700 – 4 000 € | -10 à -15 % | 75 à 90 jours | Décote réelle, mais vendable si positionnée juste. |
| G | Bien énergivore, chauffage fioul, isolation défaillante | 3 300 – 3 700 € | -15 à -20 % | 90 à 120 jours | Trouve preneur avec transparence et ajustement de prix. |
💡 Lecture rapide :
Chaque lettre perdue = environ –3 à –5 % de valeur potentielle.
La classe E devient le nouveau seuil de vigilance, car elle déclenche l’audit obligatoire.
Sur le Sud Bassin, les acheteurs urbains (Bordeaux, Paris) tolèrent une note moyenne si le bien est situé dans un environnement de qualité (proximité mer, calme, charme local).
Des délais de vente variables selon la stratégie
Les logements énergivores (F ou G) ne sont pas condamnés à rester sur le marché.
Lorsqu’ils sont proposés à un prix cohérent avec leur performance énergétique, ils trouvent preneur sans difficulté particulière.
L’important est d’être transparent et d’accompagner les acheteurs dans la compréhension des enjeux liés au DPE.
🎯 Sur le terrain : je fournis systématiquement l’audit énergétique et le DPE complet dès le premier rendez-vous avec les acheteurs intéressés.
Cela permet d’aborder le sujet des travaux éventuels sans tabou, d’établir une relation de confiance immédiate, et d’éviter toute mauvaise surprise lors du compromis.
Ma conviction : quand tout est clair dès le départ, la négociation reste simple, rationnelle et respectueuse des deux parties.
Travaux : quand c’est utile… et quand s’abstenir
Lorsqu’un diagnostic révèle des anomalies, des non-conformités ou un mauvais classement énergétique, de nombreux propriétaires s’interrogent : faut-il faire des travaux avant de vendre ?
La réponse est simple : non, la loi n’impose pas de réaliser les travaux avant la mise en vente.
Mais dans certains cas, anticiper certaines améliorations ou clarifier les points techniques peut faciliter la transaction et renforcer la confiance.
Les diagnostics sont informatifs, pas contraignants
Les diagnostics immobiliers ont une valeur informative, pas contraignante.
Ils servent à informer l’acheteur de l’état du bien, non à obliger le vendeur à corriger les défauts.
Le seul cas d’obligation concerne les logements non conformes en assainissement non collectif : l’acquéreur dispose alors d’un délai d’un an après l’achat pour réaliser les travaux.
Pour le reste, même si un diagnostic fait ressortir un DPE classé F ou G, un risque amiante ou une installation électrique obsolète, le vendeur peut tout à fait vendre son bien en l’état.
En revanche, il doit transmettre un dossier complet et exact — faute de quoi il s’expose à une mise en cause pour vice caché ou défaut d’information.

Quand les travaux peuvent réellement aider à vendre
Dans un marché où les critères environnementaux deviennent centraux, certains travaux peuvent raccourcir le délai de vente ou valoriser le bien.
C’est le cas notamment :
– d’un remplacement de chaudière énergivore,
– d’une isolation ciblée (combles, murs, fenêtres),
– ou d’une mise aux normes électrique partielle.
Exemple terrain : il arrive qu’un diagnostic électrique mentionne une anomalie mineure, comme une douille chantier encore installée dans un garage ou une buanderie.
Dans ce cas, je recommande simplement de poser un luminaire adapté et de faire repasser le diagnostiqueur : c’est une intervention minime, peu coûteuse, mais qui peut supprimer une ligne du rapport.
Or, lorsqu’un diagnostic présente trop d’anomalies, même bénignes, cela peut inquiéter inutilement un acquéreur.
Corriger les points faciles et visibles, sans se lancer dans des travaux lourds, est souvent la meilleure option.
Mon rôle en tant que conseillère
Mon rôle, en tant que conseillère en immobilier, est de trouver le juste équilibre :
ne pas encourager des travaux inutiles, mais préconiser ce qui valorise concrètement la vente.
Chaque situation est différente, et un diagnostic bien interprété, accompagné d’explications claires et d’éventuels devis, permet de vendre en toute transparence et sans perte de valeur injustifiée.

En résumé
Mettre un bien en vente ou acheter sur le Bassin d’Arcachon, c’est avant tout se préparer en amont.
Les diagnostics ne sont pas qu’une formalité : ils conditionnent la confiance, la sécurité et la réussite de la transaction.
Côté vendeur : rigueur, anticipation et transparence
– Faire établir les diagnostics avant l’avis de valeur : ils influencent directement le prix et la stratégie de mise en vente.
– Vérifier la validité des anciens diagnostics : un DPE réalisé avant juillet 2021 n’est plus valable.
– Anticiper un audit énergétique si le logement est classé E, F ou G.
– Corriger les petites anomalies peu coûteuses avant le passage du diagnostiqueur.
– Fournir les diagnostics entre la première visite et la contre-visite, pour instaurer la confiance.
– Conserver tous les rapports au nom du vendeur actuel et vérifier leurs dates de validité.
Côté acquéreur : vigilance, compréhension et projection
– Lire attentivement les diagnostics, pas seulement la note DPE.
– Vérifier la date et la validité de chaque rapport (notamment termites, ERP et bruit).
– Faire appel à un artisan local en cas de doute technique.
– Utiliser les diagnostics pour projeter le coût global du projet (travaux, économies d’énergie).
🎯 En résumé : vendeurs comme acquéreurs gagnent à aborder les diagnostics non pas comme une contrainte, mais comme un outil de clarté et de sécurité mutuelle.
💬 En tant que professionnelle, je considère qu’un dossier clair et complet est la meilleure carte de visite d’un vendeur sérieux.
Il renforce la crédibilité du bien et permet d’obtenir des offres plus stables, sans renégociation inutile.

FAQ
❓ Faut-il refaire le DPE avant de publier ?
Oui, s’il date d’avant juillet 2021.
Et même s’il est encore valide, il doit être au nom du vendeur actuel, faute de quoi le notaire refusera le dossier.
❓Quels “petits correctifs” font la différence ?
Changer une douille chantier, fixer une prise, ajouter un luminaire ou remplacer un joint : ces détails donnent une impression de soin et peuvent faire disparaître des anomalies dans le rapport.
❓Le DPE influence-t-il vraiment le prix du bien ?
Oui, fortement.
Entre deux biens similaires, celui mieux noté se vend plus vite et souvent plus cher.
Sur le Bassin d’Arcachon, une amélioration de deux classes peut représenter un gain de 5 à 10 % sur la valeur vénale.

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